Pourquoi il n’y a pas de poule sur Lam…


Voilà, ça me prenait une mascotte. Un petit animal sympa à cajoler à l’occasion, histoire de se consoler d’avoir laissé notre chat Élie au Québec. Bien entouré d’agneaux et de brebis, certes, mais au fin fond du Québec. Bref, il nous manquait une petite bête. Pourquoi pas, dit Ben, reste à trouver quoi. On se creuse la cervelle (qui commence sérieusement à surchauffer sous le soleil d’ici) et finalement, en visitant la petite anse d’Arlet, les enfants caressent une petite poule venue picorer dans un bac à fleurs du bord de mer. Qu’à cela ne tienne, on va adopter une poulette, la première à faire un tour du monde, pourquoi pas ??? Mais Ben le rationnel raisonne, et quand il est parti, rien ne l’arrête. De sortir les arguments bateaux (c’est le cas de le dire) et habituels sur les douaniers qui vont tirer à vue sur la bestiole, grippe aviaire oblige, ou alors la quarantaine, sans compter les œufs qui tombent à l’eau, les crottes à nettoyer ou encore le chant à supporter dès le réveil si, pour peu qu’elle s’aperçoive, la pauvre, qu’aucun coq ne régente les environs, elle se donne pour mission de le remplacer !! Moi, j’étais révoltée à l’idée que Paulette (c’est le surnom qu’on lui avait trouvé) se trouve ainsi remisée à l’état d’idée qui ne deviendrait jamais réalité. Et finalement, j’ai trouvé une parade géniale, décrétant que notre Paulette ne se ferait jamais découvrir par les douaniers, attendu qu’elle serait la première poulette à utiliser un tuba : une poulette de plongée de classe internationale, puisqu’on la planquerait sous la coque de Lam avec ledit instrument histoire qu’elle respire, en attendant que les autres prennent le large. Même qu’on pourrait lui enfiler des palmes histoire qu’elle aille plus vite sous l’eau. Ben a répliqué qu’on pouvait aussi bien la planquer dans le four et, une fois les douaniers partis, l’allumer pour finir sa vie tout feu tout flamme (et tout rôti). Laé quant à lui était très enthousiaste à l’idée de lui mettre des flotteurs et de l’envoyer prendre l’air ailleurs en attendant le passage des méchants, ou alors de lui apprendre à utiliser des pagaies pour s’enfuir avec l’annexe (ce qui est, vous en conviendrez, plus simple que de lui apprendre à allumer le moteur…). Bref, on a finalement abandonné l’idée, la mort dans l’âme et la cocotte à la casserole… Mais je continue à chercher et, pour l’instant, le xsperroquet me semble idéal. Juste à mettre la main dessus. Puis à le convaincre de partager la vie du troupeau de caribous que nous sommes restés (ssisisisi, malgré le scepticisme à tout crin de certains !). Des caribous avec une nageoire dorsale, voilà tout !

Ce matin, départ pour l’anse Dufour, où je vais étrenner mon shorty tout neuf (j’avais froid dans l’eau 😉 pour aller admirer les poissons magnifiques qu’on voit sur les coraux de là-bas. Ensuite, direction la Dominique, puis Guada comme prévu et les Bahamas. Nous y arriverons, vous verrez!
Bisous

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Une réflexion au sujet de « Pourquoi il n’y a pas de poule sur Lam… »

  1. Premier message sur votre blog que je me remet enfin à lire!

    Quel plaisir de prendre de vos nouvelles et de nous sentir près de vous en fermant les yeux (mais le froid nous ramène toujours à la réalité!!!)

    C’est définitivement très plaisant de lire les récits et les essais philosophiques.

    Continuez en tout cas, car on aime ca 🙂

    Prenez soin de vous.

    Steph et Guillaume

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