Cesser de vouloir

Pour commencer, laissez moi vous souhaiter une année formidable. Une année de changement radical, qui va vous permettre de vous sentir vibrer d’une autre manière, d’apporter du sens et de la joie dans un quotidien perdu peut-être dans un flot d’habitudes qui noie toute créativité. Je vous souhaite de trouver dans chaque instant un mouvement de vie à choyer et à cultiver. 

Et puis pour débuter les premières heures de cette nouvelle étape qui a démarré il y a quelques jours, je vous invite à parcourir un chemin inattendu peut-être. Celui du détachement. Ce détachement, comme l’acceptation, est une ode au lâcher prise et à l’écoute. J’ai ainsi découvert qu’à force de mettre ma vie au carré, avec des tas de rituels, de règles, de routines, j’étouffais le flot de créativité qui voulait s’y glisser. Levée tôt chaque matin, j’avais mon Miracle Morning pour moi, et j’en faisais une série de petites tâches qui, à force d’obligations, sont devenues mortes et sans saveur. Méditer, puis écrire, puis me laver, manger, et partir pour le boulot. À force de répétition et de vide de sens, tout a été perdu. J’ai desséché la portée de ces gestes qui peuvent par ailleurs apporter beaucoup. Il s’agissait de reprendre la main… en la gardant ouverte ! Depuis quelques semaines, j’abandonne les obligations. Je laisse aller. Je me laisse peindre. D’ailleurs, c’est presque désespérant pour ma famille de me voir ainsi, armée d’un rouleau et d’un pot de peinture, appliquer de la couleur sur tous les murs de la maison ! Mais je peins aussi des tableaux, et c’est infiniment gratifiant. Je lâche prise sur le résultat (je peins en quelques instants un paysage qui n’a aucune, strictement aucune, valeur artistique, mais j’en suis satisfaite comme si j’avais réalisé une Joconde minute !). J’écris sans savoir où je vais et je laisse le stylo décider de l’endroit où il se sentira le mieux. La destination n’a aucune importance. Je pars marcher, et je m’en vais un peu au hasard, là où mes pas se posent. J’ai décidé d’agir, sans contrôler l’issue de mes actions : je réalise un travail, et je m’oblige à laisser les autres réagir à leur guise, même si ces interventions sont hostiles ou négatives. Après tout, ces réactions leur appartiennent, et je les leur laisse, comme il faut laisser à César pour ce qui appartient à César. Ça bouillonne depuis quelques temps, dans la tête et dans le cœur. C’est concret, moins dans la tête que dans le corps. J’ai cessé de méditer pour intégrer la pleine conscience dans ma vie. Pour en faire un rempart contre la dictature de l’intellect. Celui qui impose ses vues, sans considération pour un corps pourtant indispensable au ressenti. Je fais de la place. J’élimine le superflu, je jette enfin de vieux trucs que je gardais pour le cas où (au grand bonheur de mes hommes, qui se désespéraient aussi de ma tendance à stocker les vieux machins!). Je fais ces deuils minuscules qui consistent à laisser aller de vieux schémas, des habitudes anciennes que l’on garde par insécurité primaire mais qui, au fond, se contentent d’obstruer le quotidien et finissent par en capter toute la lumière. A la benne, ces vieux cartons dont je voulais faire des tableaux. Plus question de perdre du temps et de l’énergie à encombrer la tête, le corps et le cœur avec des vieilleries qui ne sont même plus sentimentales et qui encombrent plus qu’elles ne libèrent. Je veux du neuf et du mal digéré, pour pouvoir être plus légère quand il faudra se lancer. Les limites s’effacent doucement, et de nouvelles façons d’envisager les choses et les personnes s’imposent. Plus de focalisation intempestive sur du résultat, je laisse le cœur faire ce qu’il a à faire, et je libère le reste. Il est temps de changer. De sentir. De se laisser vivre, une bonne fois pour toutes. De se faire un peu confiance et de se donner le pouvoir de changer.

C’est à cela que je veux que mon année 2019 ressemble. Alors pour conclure, je vous souhaite, en 2019, de changer. Profondément. Pour atteindre la personne que vous aspirez à devenir. Juste cela. Mais pas moins.

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Une réflexion au sujet de « Cesser de vouloir »

  1. J’adore Fanny. Je me reconnais beaucoup dans les rituels, les listes … Je me disais exactement ma même chose. Plus de légèreté et profiter profiter de la VIE !!!
    Et tu écris tout cela tellement bien
    Enorme bisou

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