Sur les traces de Stevenson, 2ème essai!

Des moineaux pépient furieusement sous le toit en bois. Je frissonne à cause du vent qui tournoie autour de nous depuis le début de l’après midi, et tourmente les branches des résineux qui surplombent nos tentes.

Lac de Naussac sous le soleil de la Lozère

Nous sommes à Chasseradès, dans l’Allier, sur les traces de Robert Louis Stevenson. C’est une sorte de pèlerinage, pour une randonnée que nous avions tenté sans succès de faire il y a 3 ans. Nous avions pour cela loué un âne, histoire d’ajouter une touche un peu originale à ce périple qui répondait bien à notre amour des aventures un peu hors des sentiers battus. Mais la femme qui nous a loué l’âne avait sous-estimé les qualités de marcheurs des enfants, et n’avait pas cru que nous tiendrions les 20, 25 et parfois 30 km quotidiens que le sentier nous imposerait. Elle n’avait pas ferré son âne, et il a déclaré forfait 3 jours après le début de la balade, ce qui nous avait obligés à changer nos plans de vacances ! Mais nous n’avions pas oublié les lumières, les paysages et les odeurs glanés au fil de ces jours suspendus…Et puis, étant par nature assez têtus, nous avons voulu aller au bout de ce chemin qui s’était dérobé de façon aussi peu cérémonieuse à nos regards.

La préparation fut pour le moins épique. En effet, il fallut décider comment transporter les kilos de bagage que nous devions transporter, sachant que nous comptions camper, comme la première fois. Il fallait bien remplacer l’âne ! On avait bien pensé à nos deux chiens pour remplir cet office, mais la taille de l’une (qui a la carrure menaçante d’un chihuahua anorexique) et la fragilité de l’autre (pourtant un solide golden mais aux articulations à préserver) nous en a dissuadés. Si bien que l’esprit fertile de Ben a tôt fait de nous inventer une solution tarabiscotée et qui nécessitait bien sûr l’exploitation de ses talents d’ingénieur. Il a donc pensé construire une charrette que l’on fixerait aux hanches du porteur, fabriquée à partir d’une structure de vélo d’enfant découpée. Mais cela nécessitait de la soudure, du matériel ad hoc, et des pneus d’une dimension spécifique. Un peu compliqué et cher pour un résultat pour le moins incertain ! Si bien que j’ai suggéré l’utilisation d’un service de portage de sacs, qui nous évitait tracas et dos en vrac. Finalement, il a brandi une botte secrète dont il est coutumier, pour nous inventer une solution sur mesure et pour le moins créative !

Chaque matin, une fois toutes les affaires pliées, nous remisons tous nos sacs dans notre voiture. Ben la conduit à notre prochain campement, et nous rejoint sur le chemin que nous avons pris en sens inverse. Mais il fait l’étape en courant, pour reprendre ensuite le même chemin en marchant avec nous. C’est imparable de simplicité et fichtrement pratique !

Nous réalisons donc notre petite transhumance confortablement, et avec de petites étapes qui nous permettent de goûter pleinement aux charmes de cette randonnée magnifique sur les traces de R.L. Stevenson. Des vacances à s’en mettre plein les mirettes, et que je vous recommande chaudement ! 

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