Les chiens.

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Définition.

 

Canidés couverts de poils qui passent leur temps à se foutre dans tous les coins de la maison. Sur les bons petits plats que cuisine maman. Sur le canapé. En fouillis, s’il vous plaît, et sur le cul des invités qui ont l’audace de partager le salon. Sans parler de la langue de ma tante Martha, quand elle déblatère ses histoires à la mords-moi-le-noeud…

Animal aux habitudes bizarres, qui considère qu’un cadavre de petite bête ou un excrément odorant constituant le nec plus ultra de la séduction. Le Chanel du chien, c’est donc « charogne in the grass ». Il paraît que c’est pour mieux couvrir sa propre odeur, pour chasser. Sauf que dans ce cas, le chien oublie que son odeur à lui, si naturelle et émoustillante, constitue en soi un repoussoir qui peut venir à bout de n’importe quel gibier et lui filer la trouille de sa vie au point de désespérer le chasseur qui a eu l’idée de se faire accompagner par son meilleur ami : le chien !!!

Mammifère à quatre pattes, qui considère que baver est aussi normal et sympathique que respirer. Et pour certaines races bénies des dieux, cette bave va jusqu’à tâcher les vêtements. Signe ultime que le chien n’aime pas qu’on l’oublie, même quand on l’enferme dans la maison pour revenir le soir… Et dont la queue s’agite à la moindre surprise, quand il est gai ou qu’il veut discrètement balancer le contenu de la table basse par terre.

Escroc aux dents pointues, capable de se jeter sur le moindre relent de fromage, et qui pourrait férocement combattre pour un bout de carotte que le petit dernier a mollement laissé choir par terre. Ce qui explique l’amour tendre et passionné que le chien éprouve pour les bébés ! Outre qu’ils s’y retrouvent totalement côté saletés (ce qui leur fait un sacré point en commun), ils adorent se fourrer sous la chaise haute, attendant avec délectation que tombe la nourriture, telle la manne en plein désert, ou la règle en bois sur la tête du cancre.

Compagnon sans égal, qui viendra vous sauter dessus avec ses 40 kg d’amour, quand vous voilà le cœur fripé ou l’âme en naufrage. Une fois les premiers émois – léchouilles incluses – passées, il sera aussi l’ami fidèle qui viendra vous apporter, des larmes dans ses yeux mouillés de tendresse, son vieux doudou chéri. Parce que ce dernier, non content de le consoler, lui, quand vous lui tournez le dos ou oubliez sa promenade, a aussi le pouvoir d’attendrir les humains. Eh oui, tout cela malgré l’odeur tenace (pestilentielle ?), les trous mis ensemble dans un entortillamini de couverture polaire déchiquetée, et les coutures pendant lamentablement sur les côtés…

Cabochard fini, qui semble oublier son nom alors que vous le mandez sur le champ et qu’il contemple, ému, une petite bête se glisser sous un fourré. Si la bête est un chat, vous le verrez galoper alors, bondir et pourfendre les buissons, dépourvu soudain de ce pratique appendice qu’on appelle des oreilles et qui permet, si le temps est clément et le ventre vide, d’entendre le maître annoncer le repas.

Mes chiens sont comme ça, et puis joueurs, rétifs, cajoleurs, bondissants, adorables et insupportables, toujours prêts, toujours là quand on a besoin d’un gros câlin. Chez nous, on fait de la zoothérapie, et toute la famille profite de ces kilos d’amour qu’ils distribuent chaque jour…

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