Au secours ! Mon chat est un PN !

J’ai récemment fait une découverte intéressante. En effet, j’ai réalisé il y a peu que notre famille abritait ce qu’il est convenu d’appeler un pervers narcissique. Un PN, pour les intimes. Ce trouble de la personnalité est défini dans le DSM IV, pour ceux qui connaissent cet ouvrage qui répertorie les maladies psychiatriques. Nous avons ainsi adopté Domino, dit « Domi », beau chat mâle, à notre arrivée en France. Je l’ai observé grandir, et développer ces caractéristiques que je vous décris ici, et qui résument bien les stratégies du PN.

Pour rappel, les 3 armes principales du PN tiennent dans ces mots : séduction, culpabilisation et victimisation. Le PN qui se respecte peut utiliser successivement ou de manière simultanée ces stratégies, mais l’objectif reste le même. Car le PN a pour but d’asseoir son autorité, son pouvoir sur l’autre. Pour cela, il est prêt à le manipuler, l’asservir et parfois même, dans les cas les plus graves, à provoquer sa destruction… Ce qui, dans le cas d’un chat, est d’une violence toute relative, je vous l’accorde…

Dans le cas de Domi, les comportements de séduction sont assez évidents. Il met le paquet pour obtenir ce qu’il recherche : ronronnements intempestifs, qu’il garde cependant discrets et exclusivement associés à l’attention qu’on peut lui porter. Il distribue ainsi au compte goutte ses marques d’affection, qui restent factices et étudiées. Car le PN n’aime personne, en dehors de lui-même (et encore, même pas toujours…).

Imperméable à l’empathie, il n’est pas capable de percevoir les sentiments d’autrui, ou alors s’il y arrive, c’est pour s’en servir contre celui qui les exprime. Ce qui amène notre bon vieux Domi séducteur à opérer dans l’ombre et sans la moindre trace de culpabilité, lorsqu’il s’agit de s’approcher à pas de velours de l’oiseau qu’il a choisi comme victime. Car il a beau être bien nourri chez nous, rien ne peut l’arracher à ces jeux sadiques qu’il aime mettre en œuvre contre les proies qu’il capture pour jouer avec… Il s’en approche donc, concentré, et au dernier moment, effectue le mouvement fatal où il pose la patte sur le pauvre volatile. S’ensuit le jeu pervers qui consiste pour lui à s’amuser de la souffrance du pauvre animal, jusqu’au funeste moment où il perdra patience et mettra à mort sa victime… Le plaisir étant alors sa seule motivation, il refusera de se repaître de la carcasse, qu’il laissera pourrir dans un coin du jardin, quand ce ne sera pas sous le lit d’un quelconque membre de la famille (en l’occurrence, Sacha le plus souvent).

Autre arme du PN, la culpabilisation, qui fonctionne en miroir avec le dernier outil de sa sanglante panoplie : la victimisation. Domi nous sert le jeu de la victime lorsqu’enfermé dehors, il nous implore avec des yeux de chat battu pour qu’on lui ouvre la fenêtre. Ce faisant, il nous fait passer pour des monstres sans cœur qui bafouent et ignorent les besoins d’un pauvre chat à qui nous devrions respect, amour éternel et caresses infinies ! Le PN agit ainsi, en torturant sa victime. Et lorsque celle-ci s’avise de réagir ou de se rebeller, elle se fait arroser d’une pluie de reproches. De victime, elle passe alors bourreau de son PN personnel. Celui-là même qui s’évertue à la rendre coupable de la situation, de ses malheurs et de sa gamelle vide !

Non content d’ignorer les signaux de souffrance de sa victime (car à ce moment là, Ben est en train de bosser et s’énerve de devoir faire les 4 volontés d’un félin, même frigorifié !), le PN de service rend l’autre responsable de la situation qu’il a pourtant créée lui-même, et aura tendance à se victimiser (« je suis un pauvre chat affamé, j’exige qu’on m’ouvre car je suis le plus beau chat du monde ! »). Il va même souvent se nourrir de la souffrance de celui qu’il manipule ou agresse, lui imposant la conviction de sa supériorité notoire sur les autres (il n’est pas narcissique pour rien). Toute tentative de rébellion est ainsi sévèrement réprimée, punie voire écrasée dans le sang et la violence, si subtile soit-elle (allusions désobligeantes, dénigrement… ce qui, dans le cas qui nous occupe, est assez limité vu que les chats ne parlent pas !). Le but étant bien sûr d’asseoir un peu plus la domination sans faille du chat pervers sur ses maîtres et son entourage. Il faut savoir également que la victime est généralement choisie pour sa joie de vivre, son entrain et toute la lumière qu’elle fait rayonner autour d’elle. Ces caractéristiques sont celles qu’envie le PN de service, et celles qu’il a besoin d’éteindre, d’exterminer afin de se sentir (de façon illusoire en fait) mieux.

Après avoir bien observé mon sujet d’étude (ainsi que d’autres formes moins poilues vivant dans mon entourage proche), j’en suis venue à m’interroger sur les moyens d’assurer sa survie en cas de rencontre ou de fréquentation d’un PN. Ma conclusion tient dans ces mots : « courage… fuyons ! ». Bon, je conviens aisément que la chose n’est pas toujours possible. Dans le cas de Domi, il nous suffit de le prendre par le collet pour le mettre dehors en cas de non respect des règles de vie qui ont cours à la maison. Mais pour les autres cas rencontrés, l’indifférence est également une arme fatale qui ne nécessite qu’un peu d’entraînement et s’avère bien vite très payante sur un plan énergétique, le PN s’excitant tout seul sur une victime qui n’est plus consentante et s’écarte de son jeu avec flegme. Se faire aider me semble indispensable quoi qu’il arrive, car les PN ont les moyens d’ébranler sérieusement les équilibres mentaux les plus solides…

Bon, je vous laisse, Domi réclame sa pâtée !

Et pour ceux que le sujet interesse, je vous laisse un lien vers une vidéo glaçante et qui décrit dans une fiction criante de vérité à quoi ressemble le PN qui se planque dans le quotidien de tant de personnes… https://www.youtube.com/watch?v=wokOgLqdtf4 

Et je recommande la lecture de cet excellent livre sur le sujet: Mettre les pervers échec et mat d’Hélène Vecchiali, ed Marabout (2017) 

Journée lente

Alors que se profilent à l’horizon les vacances, et la nouvelle année, avec son petit sac bien rempli de résolutions que l’on s’emploiera à suivre (ou pas), voici un peu de grain à moudre pour votre moulin personnel…

J’ai fait hier une expérience que j’aimerais partager avec vous, sur l’inépuisable sujet de nos dépendances de toutes sortes. Un thème bien connu dans le médical, puisqu’une dépendance, elle nous tient dans sa petite main crochue et ne nous lâche que lorsque nous avons réussi à la démasquer et à la brider. Là ! Reste sage, petite dépendance, fini de jouer ! Tout ça à cause de la fichue dopamine, l’hormone du plaisir, de la récompense, qui se croit obligée de sortir de sa cachette synaptique chaque fois qu’une occasion surgit. Alors pour certains, cette petite coquine va jouer les filles de l’air face à une partie de poker, pour d’autres, devant un jupon un peu trop virevoltant, un moyen de faire du fric rapide, ou encore la perspective d’un verre d’alcool… Les histoires sont brèves, le plaisir court mais la dopamine explose dans le cerveau et pour quelques secondes, c’est le bonheur ! Pour Noël, la furie d’achats sera cette petite prison chimique qui nous clôt le regard et ouvre grand le porte monnaie, dans une furie dépensière salutaire pour tous les commerçants de la terre.

Et moi, naïve, j’ai longtemps cru que j’étais dénuée de ces dépendances que j’observais chez les autres… Naïve, vous ai-je dit ? Trop !

Car force est de constater que ma dépendance, elle est bien réelle, même si elle prend une forme un peu atypique, ou alors trop courante mais peu reconnue. Je suis accroc au mouvement ! A l’action, à la tâche, au coup de main intempestif, à la galopade précipitée vers la moindre source d’occupation. Le principe est tout bête. Prenez un moment dans la journée où rien n’est vraiment prévu, où un espace peut prendre ses aises et se mettre à respirer tranquillement. Paf ! C’est plus fort que moi ! Il faut remplir le vide ! Et je m’invente des tas de tâches plus ou moins utiles pour combler le trou ! Tout en me plaignant de ne pas avoir le temps de faire ci ou ça, le comble ! C’est pernicieux, sournois et malin, cette petite habitude difficile à dénoncer qui devient maladive. La maladie de l’efficacité prétendue, où l’on sacrifie volontiers une forme de sérénité tranquille sur l’autel de la rentabilité et de la perfection ! On n’a jamais fini de lui faire la chasse à celle-là !

Si bien qu’hier, fatiguée de ces derniers mois, et devant le temps humide, gris et froid, j’ai mené une petite révolution tranquille. J’ai décrété la journée du pyjama, une journée lente où rien de productif de ne réaliserait. Pyjama, thé vert fumant à côté de moi, je tricote, lis et vagabonde dans une maison chaude. Pas d’objectif, juste du plaisir et de la lenteur. Je crois que la dernière occurrence d’une telle expérience datait… du bateau ! Il était temps de s’y remettre, 3 ans et demi plus tard. J’en suis encore toute retournée, apaisée et guérie temporairement (ne rêvons pas, on ne quitte pas une dépendance comme on finit un verre d’eau) de ma petite habitude tenace et chronophage.

Alors si le virus du faire vous touche également, on pourrait faire un club de résistance à son emprise mondiale, et lutter ensemble pour faire de la place pour des journées lentes en 2017… Qu’en dites-vous ???

Trouver le rayon de soleil et y rester

Il est un sujet qui me gratouille depuis longtemps. Et lorsque, dans mon quotidien, des messages apparaissent, des idées, des initiatives, en lien avec ce concept qui me titille, c’est comme une petite jubilation intérieure. Une confirmation de ce que je porte, un peu loin dans mes pensées, mais toujours présent.

En fait, parmi les œuvres qui m’ont inspirée entre autres, se trouvent le fabuleux documentaire Demain (Cyril Dion et Mélanie Laurent), et le bouquin de Guy Corneau (Le Meilleur de Soi, ed de l’Homme, 2007). Deux approches sur deux sujets qui se côtoient mine de rien. Une vision de l’existence par la positive. Une démarche centrée sur l’action. On ne nie pas ici la présence du mal, l’existence de blessures, la proximité de la douleur et de la mort. On reconnaît tout cela comme faisant partie intégrante de nos existences charriées tant bien que mal au fil des jours. Seulement, au lieu de s’empêtrer plus ou moins volontairement dans un immobilisme impuissant dans lequel on englue volontiers les parties les plus vivantes de soi, on choisit, en regardant le documentaire, ou en lisant le livre (et il en existe tant d’autres !), de se concentrer sur autre chose. Sans détourner le regard de ce qui fait mal, on fait le choix de porter notre attention sur le beau, le vrai et le vivant en nous. C’est une démarche totalement révolutionnaire, car elle n’a besoin de personne autour de soi pour exister ! On cesse la dépendance au gouvernement, à l’argent, aux personnes que l’on aimerait bienveillantes autour de soi… Plus rien n’est accessible que notre petite volonté de transformer notre expérience et changer ainsi notre univers.

On touche ici à la fameuse notion de synchronicité, qui veut que notre vie se teinte de façon inconsciente des messages que nous lui envoyons. Pensez à vous-mêmes comme à une victime, et vous trouverez sur votre route tous les bourreaux qui répondront à cette image que vous cultivez inconsciemment (j’en ai personnellement fait la douloureuse expérience moultes fois…). A l’inverse, envisagez pour vous l’abondance, les rencontres fertiles et l’expansion de l’être, et la vie placera sur le chemin les êtres, les choses et les événements qui suivront ce courant d’énergie.

Il ne s’agit pas ici d’un jugement quelconque, d’une théorie ésotérique ou d’une pratique chamanique obscure. Il s’agit d’une loi de l’univers que l’on peut expérimenter assez facilement. L’image que l’on a de soi et de ses capacités va trouver une expression dans notre quotidien. Et j’adore, dans Demain, ce commentaire qui dit que, jusque là, nous avons pensé l’écologie en des termes négatifs et qui s’appuyaient sur le retrait et l’arrêt : on arrête la pollution, on ferme les centrales nucléaires, on consomme moins, on cesse de bouffer de la viande, etc. Il ne s’agit en fait plus de dénoncer. Il s’agit d’envisager, de rêver ce vers quoi nous voulons tendre. Ce qu’apporte ce documentaire, et qui explique son succès planétaire, c’est que, pour une fois, on oriente l’énergie vers le plus ! On choisit alors de consommer différemment, de penser local, de poser des actes positifs en faveur de et non plus contre… C’est immense, ce changement !

Le livre de Corneau va dans ce sens positif ! Il ne s’agit plus de fustiger un passé qui nous étouffe et nous a brimé, il faut arrêter de se pencher sur le noir et le cultiver jusqu’à la fin des temps. Reconnaître cette partie de nous est important, certes. Mais il est fondamental, une fois les constats de base faits, de dépasser l’état de marasme dans lequel nous plonge parfois le malheur. Et de se mettre dans l’action, en posant pour soi des actes qui vont dans le sens d’une reconnaissance de l’être lumineux que l’on porte et que l’on souhaite faire grandir.

Tout cela pour en arriver à la conclusion que notre monde a bien besoin d’un petit coup de brosse salutaire, et de se défaire du pourquoi qui s’enroule autour du mal et de la douleur. On défait ce nœud là, et on passe à tout ce qui pourra nourrir notre vie, nos espoirs, la partie vivante en nous qui ne demande qu’à s’exprimer. Retrouver un sens du gratuit, de l’émerveillement devant la beauté du monde. Se mettre à prier pour les populations qui souffrent et pour lesquelles on se sent démuni, quand on sait que la prière peut envoyer l’énergie à bon port et toucher ceux auxquels nous pensons. Montrer à nos enfants ce qu’il y a de beau en eux, au lieu de toujours montrer du doigt leurs failles, qui font souvent résonner les nôtres… On renverse la vapeur, et on s’engage à s’occuper de soi, un jour à la fois. C’est un défi de taille, mais tellement galvanisant !

Alors pour aujourd’hui, je vous souhaite de préserver un petit moment, une poignée de minutes, pour simplement respirer profondément et accueillir en soi la vie qui grouille sous la peau et dans l’air qui nous entoure. Juste un petit instant. Pour vous et pour le monde. Ce monde qui a besoin de notre paix.

To stress or not to stress…

Sur le chemin de la zénitude

Sur le chemin de la zénitude

Voilà un silence de plusieurs semaines, que je vais interrompre aujourd’hui. En réalité, je n’ai pas cessé d’écrire, mais mon support était de papier, et internet n’arrive pas encore à se brancher directement sur les mots d’encre… L’eau a donc coulé sous le pont, et je compte créer d’ici peu un nouvel onglet baptisé « Journal de vacances » pour y déposer toutes nos péripéties sur le chemin de Stevenson et la route de la Loire à vélo, pour ceux que ces périples intéresseraient.

En août dernier, je me suis de nouveau intéressée de près aux problématiques liées au stress puisque je suis intervenue dans une structure en tant qu’infirmière en santé au travail. Il se trouve que les personnes qui se rendaient dans mon bureau dans la journée venaient consulter pour des maux divers, parfois anodins (semble-t-il), ou parfois un peu plus importants. Alors j’évaluais, j’enquêtais, je prodiguais des soins. Surtout, j’essayais de déterminer l’origine de ces maux pour orienter la personne au besoin et l’aider à trouver un soulagement. Or,presque  chaque fois, j’en arrivais à percevoir des éléments qui avaient pu contribuer, de près ou de loin, à un niveau de stress important. J’écris «important » car le stress ponctuel et de faible intensité n’a pas d’impact sur la santé. Il produit certes des effets sur le corps : tachycardie, respiration rapide, augmentation temporaire du sucre dans le sang, etc. En revanche, le stress qui devient chronique et en intensité plus élevée provoque toutes sortes de maux qui s’opposent à une vie saine et en santé. On a souvent tendance ainsi à en minorer les impacts, mais ceux-ci peuvent être dévastateurs… On pense ainsi (voir pour cela l’article publié sur les effets du stress : Stress and Health, Major Findings and Policy Implications De Peggy A. Thoits, publié dans le Journal of Health and Social Behavior, November 2010, vol. 51 no. 1 suppl S41-S53) à des maladies diverses liées à la santé du cœur, la respiration, les problèmes digestifs, musculo-squelettiques, etc. Les maladies autoimmunes peuvent aussi trouver là une partie de leur origine, et on apprend chaque jour de nouvelles conséquences du stress sur notre santé.

Le stress, je l’ai bien connu (c’est toujours un pote, d’ailleurs, qui revient me voir de temps en temps), je l’ai donc étudié, notamment à l’occasion d’un projet de fin d’étude que j’avais mené sur le sujet, appliqué au monde du travail. Et à l’occasion de l’expérience vécue le mois dernier, j’ai décidé de développer divers outils afin d’aider les personnes qui venaient me voir à mieux gérer leur stress. Car chacun a ses stratégies! Mais si le stress prend trop de place, il faut s’interroger sur la pertinence et l’efficacité des outils choisis. Par exemple, certains jugent que ce qui les aide à surmonter une situation difficile peut être la consommation de tabac, d’alcool, de nourriture grasse et sucrée et d’autres drogues diverses. Ou alors on peut choisir d’utiliser des stratégies psychologiques, mais qui n’ont pas toujours les impacts recherchés : attitudes d’évitement, agressions verbales ou physiques, etc. Il existe ainsi toutes sortes de façon de gérer les émotions négatives, ainsi que les peurs et l’anxiété générées par des situations stressantes vécues au quotidien.  En la matière, il n’existe pas de recettes miracles.

Mais il me semble important de faire le point sur divers aspects du problèmes : 1) a-t-on conscience d’être stressé? Il existe des échelles de stress, des tableaux pour identifier les signes de stress, et qui peuvent nous aider à prendre conscience de ce stress et de la place qu’il occupe au quotidien 2) a-t-on des stratégies pour faire face au stress? Qu’il s’agisse de boire un coup le soir après le boulot, peigner la girafe, de pelleter les nuages, chanter des chansons de Nana Mouskouri sous la douche,  pratiquer le yoga ou d’apprendre à faire des châteaux de carte, toutes les stratégies doivent être identifiées. 3) Ces stratégies ont-elles un impact positif sur le niveau de stress? Il ne s’agit pas alors de juger chaque façon de réagir au stress, mais de faire un bilan en terme d’efficacité : le moyen choisi est-il réellement adapté pour faire diminuer le niveau de stress… ou non? Si les effets secondaires créent d’autres problèmes (gueule de bois,  blessures, stress créé par l’activité, etc.), il peut être intéressant de s’ouvrir à des pratiques différentes.

Surtout, en étudiant la question, j’en suis venue à la conclusion que le stress a de multiples facettes, et qu’avoir une approche unique n’avait pas de sens. Il s’agit de prendre cette réaction naturelle à la vie quotidienne dans tous ses aspects, et donc d’avoir une stratégie globale touchant divers domaines. J’entends par là qu’il faut autant s’attaquer à gérer le stress sur le plan physique, psychologique, cognitif que spirituel. Ce qui revient à intervenir sur la santé du corps (sommeil, alimentation, exercice physique), le bien être (relaxation, échanges avec des personnes soutenantes, lecture d’ouvrages en psychologie positive), l’analyse rationnelle (recherche des causes, conséquences et moyens de surmonter le stress), et la dimension spirituelle (usage de la prière, la méditation, réflexion sur notre place en tant qu’individu…).

Prendre le temps de réaliser ces aspects de notre quotidien peut nous permettre de mieux les gérer et de ne plus en être la proie. Il s’agit de sortir d’une dynamique mortifère qui nous fait dépenser une énergie incommensurable dans des activités (mentales ou physiques) qui ne servent finalement qu’une idée que l’on se fait de nous-même, ou qu’un schéma de pensée qui se reproduit sans avoir de raison d’être. Il s’agit, en somme, de se libérer un peu de nos prisons intérieures et d’arriver à vivre plus sereinement et pour les bonnes raisons. Histoire d’aller plus loin sur le sujet, je vous propose sur le site des outils que vous pouvez utiliser pour commencer un petit travail pour mieux gérer le stress. Faites-moi part de vos idées et de vos expériences si vous en avez envie/besoin!