De retour sur le chemin de Stevenson

Pèlerinage sur un voyage d’il y a 4 ans. A l’époque, nous avions loué un âne sur le chemin de Stevenson. Je marchais au soleil ce matin en quittant le Puy en Velay, pour y retrouver ces souvenirs. Depuis mon dernier passage, ils sont en train de terminer une 4 voies près du marais de l’Ours…

Je marche sur ce chemin, et le temps est radieux. Après une petite forêt, le sentier descend vers une plaine, où une femme me rattrape. Elle approche des 70 ans, menue, cheveux gris coupés courts et sur le nez une paire de lunettes aux verres épais, cerclés de bleu. Bien vite, nous commençons à bavarder en marchant. Au croisement suivant, elle me propose :

« Ça vous tente de voir un chemin à biquettes ? La vue est superbe, et il est vraiment joli… ». Après une telle réclame, comment résister ? Je lui emboîte le pas. Ma guide aime visiblement avoir de la compagnie, et je profite de l’aubaine pour en apprendre davantage sur le coin. Ici, elle me montre les « orgues » : ces roches angulaires en tuyau qui viennent du temps où un volcan était en activité, il y a plusieurs milliers d’années. Elle me parle du pouzzolane, issu du magma et dont on voit les traces un peu partout dans la région. Je m’étonne de la forme des pins que je croise depuis le matin : ils sont tordus comme des bonsaïs géants, chétifs et déformés. Elle m’explique qu’il s’agit du pin de boulange, comme on les nomme par ici. Il y a longtemps en effet, les paysans étaient tenus par la communauté de couper leurs branches afin d’alimenter le four à pain ! Si bien qu’au fil du temps, les arbres se sont adaptés tant bien que mal à ce traitement spécial qui a entravé leur croissance…

Pin à boulange

Plus loin, le chemin redescend, et ma guide veut m’entraîner à sa suite, mais je refuse. J’ai pris ces quelques jours pour me retrouver seule, et il est important pour moi de respecter ce cercle de solitude que j’ai tracé autour de moi. C’est un rendez-vous que je prends chaque année, loin de tout contact avec mes proches ou des amis. Je pars, et j’écoute, je vis, je mange à mon rythme. Un ressourcement indispensable, vraiment. Donc je la laisse poursuivre, et je rebrousse chemin pour retrouver un endroit devant lequel nous sommes passées quelques minutes auparavant. Là où je m’assieds, c’est le silence. Ou plutôt le brouhaha de la nature qui respire : le chant des grillons, celui d’un coucou qui disperse son appel dans l’air. Je me suis assise sur des rochers couverts d’une épaisse couche de mousse, et qu’une grosse fourmi rouge peine à franchir. On sent une odeur de pin alourdir l’air ambiant d’effluves délicieux. C’est un lieu un peu spécial, avec une énergie bien  à lui. La femme qui m’accompagnait me l’a désigné comme l’endroit où elle passait parfois, quand elle était jeune. Il avait été investi à cette époque par une bande de jeunes qui y avaient installé un petit promontoire en bois, face à la vue. On voit ici et là des vestiges de cette période : une chaise en métal qui rouille au bord du chemin, quelques planches pourries encore à demi accrochées aux arbres, des ficelles en plastique décolorées qui traînent dans l’herbe… Cela me rappelle cette petite plateforme qu’avait fait construire Coluche dans son jardin de Deshaies, en Guadeloupe. Il venait y admirer la vue splendide qu’on y a sur l’océan en sirotant son apéritif, et je me souviens d’avoir senti une énergie particulière flotter dans cet endroit qu’il affectionnait. Les lieux sont parfois chargés d’une aura spéciale, d’un parfum d’immobilité qu’il est bon de sentir à petites bouffées, en prenant son temps… Et là, sur mon petit rocher moussu, je peux me remplir les poumons et le cœur en admirant la vallée en face, dominée par un château du Moyen Age sur la colline voisine. La mousse est moelleuse, grisée par le soleil sur les rochers exposés, mais d’un vert chatoyant sous l’ombre des arbres. Les pins laissent tomber cette odeur sucrée que j’adore, quand la chaleur s’invite sur leurs branches.

Cet endroit est paisible, avec les monts d’Auvergne au loin, et des arbres plusieurs fois centenaires en contrebas. Un lieu vivant, qui vibre et bouillonne de mouvements incessants et minuscules, de bruissements discrets. Je remplis posément mon puits intérieur de ces images, ces odeurs, et le jeu du soleil entre les branches des arbres. Comme si l’esprit pouvait enfin se poser, comme le papillon au terme d’un voyage de plusieurs milliers de kilomètres. Mes yeux se régalent de cette vie secrète qui s’anime. Un lézard se risque un peu plus bas sur les rochers. Il file soudain, effrayé par un bruit. Mon esprit s’étire dans cet espace de silence. C’est le moment d’être, simplement. On est, plus facilement, quand on cesse de faire. Les deux ensemble sont souvent difficiles à conjuguer.

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Julia’s secret

Ce n’est pas de Victoria, qu’il s’agit! C’est de Julia ! On quitte la lingerie, je vous emmène dans les bouquins. C’est mon petit jardin, mon domaine, mon royaume. Julia, c’est bien sûr mon amie invisible: Julia Cameron. Elle qui m’accompagne en écriture chaque fois que je pars en voyage au pays des mots. Vingt ans que l’on se fréquente, par livre interposé ! Dès que j’ai un coup de Trafalgar, que le doute m’étouffe, que la vie se met à avancer de traviole, la voilà qui débarque, avec ses encouragements et sa boîte à outils. J’ai plusieurs livres d’elle, en anglais ou en français selon qu’une traduction était disponible ou pas. Je me vautre dans ses phrases comme on se couche sur un canapé moelleux, une tasse de thé japonais à portée de bouche. Avec elle, pas besoin d’être maquillée, de paraître plus belle qu’on est, de prétendre être ce qu’on n’est pas. Je me contente de lire les mots et de reconnaître ce que j’ai besoin d’y voir. C’est aussi bête que ces phrases où elle fustige notre besoin de toujours mettre l’écriture sur un piédestal. Un excellent moyen, en vérité, de s’arrêter d’écrire ! Car la plume doit pouvoir traverser tous les temps, un peu comme le pèlerin sur le chemin. Elle doit arriver à se traîner sur la page par toutes les humeurs, tous les styles, tous les échecs. Écrire, comme une façon de respirer. C’est comme ça que je considère la chose. C’est pour cela que je monterai mon premier atelier d’écriture bientôt : pour faire circuler cette idée qu’écrire peut être un moyen d’exister, tout simplement. On écrit comme on se lave les dents ou comme on fait l’amour. C’est une forme de routine de l’esprit, d’apprentissage du cœur, qui se nourrit de mots, un jour après l’autre. Point besoin d’être un grand écrivain pour écrire. Juste le goût de se trouver au détour d’une phrase, d’un point virgule…

J’aime par dessus tout l’idée qu’écrire chaque jour revient à installer une hygiène personnelle pour soigner son âme. J’écris pour ne pas avoir à pleurer, ou alors pour pleurer en présence d’une compagnie bienveillante : celle de la page qui reçoit les mots. J’écris pour crier, hurler et insulter ce gars qui m’a mise en colère, des mots de silence que j’envoie en l’air pour envoyer un uppercut invisible à l’impudent. J’écris pour regarder passer le quotidien sous mes yeux, comme une musique sans notes et qui s’émerveille d’un pelage de chat ou d’une lumière sur les roses près de moi. Et chaque jour où je n’écris pas (même s’ils sont rares), quelque chose manque, une bougie ne s’est pas allumée quand il aurait fallu, une partie de moi reste endormie.

J’ai grand besoin de partager cet émerveillement quotidien. De proclamer haut et fort qu’écrire n’a rien de sorcier et peut changer une vie. J’ai toujours le cœur qui se serre un peu lorsque je rencontre des écrivains qui se galvanisent de « savoir » écrire. Comment peut-on ainsi se vanter de faire quelque chose qui est à la portée de chacun ? Car je trouve que, dès lors qu’on peut tenir un stylo, on « sait » écrire. Et encore, il est même arrivé que des personnes (comme Jean-Dominique Bauby, auteur du livre magnifique Le Scaphandre et le Papillon), atteintes du Locked In Syndrome, dictent des livres avec les paupières ! Un écrivain est juste quelqu’un qui écrit. Et cela ne lui donne qu’un droit : celui de se dire dans les mots. L’auteur est celui qui publie, quelles que peuvent être les raisons qui mènent l’éditeur à le publier, et parfois même indépendamment de son talent supposé.

Dans les ateliers d’écriture que je compte animer, chacun sera égal à son voisin sur la partition de l’écriture. Chaque note apportera le son requis au morceau écrit par le groupe. Simplement, on apprendra à mettre l’écriture à sa place : au centre de la vie, et non dans celui d’un ego ou sur un bureau d’éditeur. Il me ferait plaisir d’ouvrir ainsi quelques fenêtres à ceux qui pensent qu’ils n’ont le droit écrire que des chefs d’œuvre, ou bien ne pas écrire du tout.  Adopter l’écriture comme une petite habitude de plus et qui apportera tellement au quotidien, voilà qui pourrait tout changer. Voilà ce que je me propose d’aider un groupe à découvrir. Pour qu’écrire devienne une respiration, un mouvement qui ne demande rien à personne mais qui constitue un moyen de vivre autrement. Plus heureux.

 

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Plus que 2 jours !

Profitez du lancement de Tricots, Flingues et Bras Cassés: vous avez jusqu’à vendredi pour l’obtenir gratuitement en format électronique !!! Un bon moyen de passer l’été en riant un peu, sous les parasols ou les cocotiers 😉

Et la version brochée sortira dans les prochains jours, pour ceux qui préfèrent feuilleter les bouquins plutôt que les lire sur une liseuse. 

Bonne lecture!

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Nouveau roman en approche !

Le voilà ! Tout nouveau tout beau pour l’été qui arrive ! Mon dernier roman est enfin disponible, avec sa magnifique 1ère de couv (merci à Félicie Krikler pour son beau travail !) sur Amazon: 

Vous pouvez d’ores et déjà télécharger ce livre numérique et profiter d’une promotion du lundi 28 mai au vendredi 1er juin puisqu’il sera disponible GRATUITEMENT  à ces dates là !

Et pour ceux qui l’auront aimé, n’hésitez pas à en parler autour de vous… 

Bonne lecture et à très vite pour vos impressions et retours 😉

fanny 

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Un ange passe…

Le soleil s’invite dans le jardin, et les mots de Grand Corps Malade sur ma page. Je me laisse happer par le flot des événements qui débarquent dans l’existence sans que le temps les arrête. J’ai envie de calme, de repos, de paix. C’est fou comme on se fait envahir par les successions de moments sans toujours savoir calmer cette incessante cascade. Le temps coule entre nos mains jointes, dans le geste dérisoire qui nous pousse à le retenir. Je me dis que cette volonté que nous avons, et qui trop souvent se heurte à des habitudes trop bien ancrées, la maladie vient parfois y mettre bon ordre. Car nous avons quelquefois trop peur de chambouler ce que l’on connaît, et seul, le mal a dit qu’il était temps de s’arrêter. Comme si c’était la seule solution. Il faut alors prendre le message, et si ce qui nous tombe dessus nous plaque dans le quotidien d’une chambre, d’une maison ou d’un appartement, c’est que le repos nécessaire vient de loin, et qu’il a attendu longtemps pour s’inviter chez nous… Il est possible de faire autrement. De ralentir sciemment, même si l’exercice est celui du funambule sur son fil, qui requiert concentration et volonté, audace et courage, et puis aussi un poil d’inconscience. Les miracle morning sont là pour ça, mais eux-mêmes sont par moment trop lourds à suivre, matin après matin. Il faudrait simplement s’autoriser à s’agenouiller devant une fourmi qui s’active, prendre vingt minutes pour regarder la mésange qui fait son nid, se promener sans jeter l’œil sur la montre… Cela paraît si simple, et c’est pourtant un véritable travail, une bataille sans merci contre la course du temps qui s’affole. Aux armes, citoyens ! Battez-vous pour préserver les moments suspendus, ceux où la vie respire sans même se soucier de survivre, les temps où la nature sourit et le corps s’étire.

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Nouveau né à l’horizon !

Grande nouvelle à tous ceux qui ont suivi les péripéties de mon dernier roman, et à tous ceux qui aimeraient le lire ! J’ai décidé de publier Tricots, Flingues et Bras cassés d’ici quelques semaines sur Kindle. Un choix qui me permettra peut-être d’avoir la satisfaction de faire marrer des lecteurs ! Je vous tiens au jus, et vous souhaite un joyeux premier mai !

PS je vous promets une 1ère de couv à tomber par terre, grâce au talent de l’illustratrice qui s’est chargée de faire les dessins de mon bébé: Félicie Krikler !

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Le jeu du « j’aime, j’aime pas »

Eh bien oui, je vous avais promis la suite des élucubrations éducatives débutées il y a quelques semaines, et elles viendront, promis !

C’est juste que ce soir, j’avais envie de me livrer à un petit exercice qui m’a traversé l’esprit dans un coup de vent : le j’aime/j’aime pas. A vous d’y ajouter vos petites idées, c’est juste histoire de…

J’aime revenir à la maison avec un meuble Ikea (n’importe lequel : compliqué ou simple, énorme ou minuscule) et observer avec une certaine béatitude mon Laé se précipiter pour le monter aussi sec. Parce que le môme, il est bilingue français-Ikea ! Monter ces meubles, se perdre dans les méandres d’un plan, choisir les bonnes petites vis parmi les millions qu’ils t’envoient pour finir le truc, c’est pour lui aussi simple que d’engouffrer un de ces sandwich aux œufs qu’il adore !

J’aime les fossettes de Théo quand il balance une vanne énorme ou bien super vulgaire. Il a alors ce rire particulier (et pas particulièrement brillant pour le coup !) avec la fossette qui se creuse largement, et c’est irrésistible.

J’aime quand Sacha joue à Concept et que tu cherches le mot qu’il essaie de te faire deviner. Tu fais des suggestions (parfois hyper débiles) et plus elles sont idiotes, plus il te regarde en hochant la tête, les yeux écarquillés, pour te faire croire que tu t’approches du but. Alors toi, tu persistes, tu te noies dans le champ sémantique du mot que tu penses être le bon, et en fait, NON ! C’est pas ça du tout ! C’est juste que Sacha, il t’enduit d’erreur, tellement que tu t’en fous partout… Et au final, tu trouves pas son fichu mot, et il est super ravi (il n’a pas encore compris le but du jeu)

J’aime pas les pourriels, et ces mails sempiternels qu’on t’envoie sur tous les sujets imaginables pour te pousser à cliquer là où c’est pas une idée, pour t’emmener sur des sites pas catholiques qui vont t’extorquer des trucs ou te refiler des virus comme un morpion s’accroche à son poil pubien…

J’aime pas constater que la résolution de Ben pour 2018 consiste à m’empêcher de dormir à 22h chaque soir… Que ce soit en rentrant de son stage à 23h, en reluquant ses cours en ligne au lit jusqu’à 22h30, en grimpant aux rideaux tout seul dans la chambre à 23h10 (pour s’apercevoir qu’au final, des rideaux, on n’en a pas encore mis aux fenêtres…) ou encore sur les coups de 22h18 en hurlant à la mort dans toute la maison parce qu’il cherche son T shirt pour dormir, celui où y a écrit dessus « C’est MOI qui commande » (parce que son T shirt « J’ai toujours raison» est dans le panier de linge sale depuis 3 jours…).

J’aime pas quand mon chien Jingko vient me voir parce qu’il veut un câlin et qu’en guise de témoignage d’affection, me laisse un long filet de bave sur le jean noir que je viens d’enfiler pour aller bosser…

J’aime lire la BD de Thomas Pesquet, quand j’imagine le trip que ça a dû être de partager pendant 48h une capsule Soyouz à 3, toutes misères confondues… Et puis j’aime cette BD tout court, parce que cela fait 3 jours que tous les soirs (vu que Ben a décidé de m’empêcher de dormir), je me bidonne en lisant les vignettes !

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Journée de la Femme !

Une offrande fleurie de Sacha

Je dédie ce post à toutes ces femmes qui…

Prennent dans leurs bras pour consoler ou sécher des larmes

Tendent la main vers un enfant, un vieux, une peine d’amour

Cuisinent des années durant pour ceux qu’elles aiment

Pleurent quand elles voient les hommes faire la guerre

Rient et sont belles juste comme ça, sans maquillage

Sont amoureuses et le crient dans la nuit

S’émerveillent d’un lever de soleil et connaissent le nom des fleurs

S’énervent au volant, pour en rire ensuite bien fort

Subissent de la violence, et taisent chaque jour les coups reçus

Sourient quand on leur offre des fleurs

S’agenouillent sur le sol froid des églises

Aiment leurs enfants sans jamais rien en attendre

S’étiolent dans des métiers usants par amour des gens

Se battent pour l’harmonie, la paix et le bonheur

Nettoient, rangent et font place nette, pour que leur monde soit un peu plus beau

Arrosent une plante et la regardent pousser chaque matin

S’affairent à la journée longue et s’arrêtent, fatiguées mais contentes

Dansent sous une pluie battante et ruissellent joyeusement

Ont la rage au cœur quand elles voient que rien ne change

Font danser des doigts timides sur la joue d’un nouveau né en pleurant

Ont le cœur serré de voir des mères souffrir à l’autre bout du monde

Peinent à s’enfuir, par peur de blesser

S’éteignent doucement, dans un soupir et sans un bruit

Sont passionnées, faillibles, exubérantes et vivantes, touchées et émouvantes…

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Salon des Curieux Voyageurs

Bonjour à tous ! Pour ceux qui sont dans la région de Saint Etienne, je serai au salon des Curieux Voyageurs qui s’y tiendra du 9 au 11 mars prochain, au stand de la Librairie de Paris. Ce sera l’occasion de signer quelques bouquins, mais surtout de rencontrer ceux d’entre vous qui ont des projets de voyage 😉

Au plaisir de vous voir à cette occasion !

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merci

Merci à cette personne des éditions Grrr…Art qui m’a écrit ce petit mot manuscrit si encourageant sur le roman que je lui avais envoyé. C’est un baume sur mon coeur, après des mois de réponses négatives. Et même s’il ne peut pas le publier, ce livre, il m’a donné de l’énergie pour terminer celui que je suis en train d’écrire. Et puis un 2ème merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour leur retour extra et Ô combien constructif et positif, ce sont des plumes supplémentaires sur mes ailes de vent !

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